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HOMMAGE A Mohammed OULD KABLIA  

Le jeudi 29 aout 2013 nous quittait Mohammed OULD KABLIA, Moudjahed, grand serviteur de l’état et ancien élève de notre lycée. Pour honorer sa mémoire, nous vous présentons sa biographie

Biographie de Mohamed OULD KABLIA

Mohamed Ould Kablia est né le 6 mai 1932 à Tanger où son père exerçait depuis deux années, la fonction d’officier de la garde du sultan Mohamed V. Il fait avec son frère Dahou et sa sœur Zoubida des études primaires dans cette ville avant le retour à Mascara de toute la famille en 1940 au lendemain de la déclaration de guerre entre l’Allemagne et la France.

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CIMETIÈRE CHRÉTIEN DE STAOUELI DÉCLASSÉ -A.KHELIL

N’est-elle pas aussi, cette acceptation des différences, cette écoute de l’autre, ce respect de la différence de culte et de confession, d’us et coutumes, cette ronnaissance et tolérance envers autrui dans un esprit de paix, d’harmonie voulue et sincèrement partagée ? Cela suppose bien évidemment pour des gens comme nous qui avons perdu depuis des décennies l’essentiel des valeurs et principes de notre société jadis conviviale à souhait, une mutation profonde dans notre comportement afin de ne plus admettre et accepter sans réagir, sans se révolter que des cimetières chrétiens ou juifs qui font pourtant partie de notre patrimoine historique soient profanés et, que leurs tombes soient vandalisées et détruites dans l’indifférence la plus totale qu’affichent sans gêne, les pouvoirs publics. Mais bon Dieu ! Que sommes nous devenus ! De quelle race sommes-nous issus !

La protection de ces lieux sacrés est, me diriez-vous, l’affaire des institutions étatiques et en tout premier lieu, des mosquées dont les imams doivent avoir pour obligation religieuse, ou tout au moins morale, de distiller en direction des croyants, un message de tolérance et de paix partagée par tous, dans la conformité des préceptes d’un Islam tolérant comme celui qu’a connu l’Andalousie des sciences et lumières. Ce moment comme le décrit Michèle Gendreau-Massaloux, dans ses « Réflexions d’une hispanique », se caractérise à propos par exemple de la ville de Tolède, comme un lieu de rencontre où des érudits arabes, avec l’aide de traducteurs chrétiens et juifs, avaient entrepris de donner accès aux textes hindous, perses, coptes, grecs, et surtout de diffuser le savoir dans le monde islamique en le faisant passer du latin, à cette langue philosophique qu’était l’arabe. Il y avait là, écrit-elle, une véritable interpénétration entre l’Orient et l’Occident. Cette cohabitation a produit une culture brillante dans tous les domaines ; en métaphysique, en astronomie, en astrologie, dans les sciences du corps et de la nature. Tolède était le lieu privilégié d’un brassage de peuples et de cultures différentes. Oui ! Parfaitement ! L’Islam accompagné par la rationalité des sciences mathématiques, de l’astronomie, de l’agronomie, de l’hydraulique, de la géographie et de la médecine a éclairé l’Europe moyenâgeuse plongée en cette époque ; dans les ténèbres de l’ignorance, de la sorcellerie et de l’inquisition de l’Église catholique.

C’était le temps où les musulmans étaient plus dans l’être, contrairement à ceux d’aujourd’hui qui sont dans le paraître et le « m’as-tu vu », souligné par un excès de religiosité ostensiblement affichée tout en s’accommodant pourtant, de tous les dépassements et déviations de nature intégriste, hostiles au progrès et à la tolérance. Mais c’est aussi, le rôle de la société civile et particulièrement des habitants qui évoluent dans le voisinage de ces lieux sacrés. L’on devrait attendre d’eux tout au moins, de la vigilance traduite en système de veille, d’alerte de l’opinion et des pouvoirs publics qui souvent ; se voilent la face, pour ne point voir et pour ne point avoir à réagir. C’est que la « faucheuse » de la décennie noire est passée par là ! Alors que se rappelant du proverbe : « chat échaudé craint l’eau froid », mieux vaut se taire se disent-ils, en pratiquant la politique de l’autruche, en fermant leurs yeux et en bouchant leurs oreilles ! Qui sait ! Cela peut attirer des ennuis, doivent-ils penser, juste par déraison et surtout, beaucoup de lâcheté !

Oui ! Les actes de vandalisme des cimetières ont été signalés un peu partout dans les wilayas des régions du Nord et particulièrement à la périphérie des grandes villes arrivées à saturation après avoir consommé l’essentiel de leurs terres agricoles, à défaut d’une politique hardie et rationnelle d’aménagement opérationnel du territoire par de grands travaux in-situ, hors plans communaux de développement , selon les principes de l’égalité des chances et non, celle en milieu clos en séminaires aussi nombreux qu’inutiles, tant qu’on n’aura pas compris que l’avenir durable des algériens se trouve et se concentre sur la dorsale des Hauts-Plateaux et qu’on commence à agir dans ce sens. Mais pas que par la politique du saupoudrage de petits projets à effets dérisoires et limités.

Dans des articles publiés les 29 et 30 juillet 2018, illustrés par des vidéos, le site d’information « Algérie Monde infos » a accusé la « mafia du béton » de s’attaquer désormais aux morts, faisant allusion aux cimetières chrétien et juif de la ville de Aïn M’lila qui furent rasés par un bulldozer. On apprend qu’une enquête judiciaire a été ouverte par le procureur de la République de cette ville. Mais contre qui ! Ce phénomène ayant pris de l’ampleur, une convention a été signée en 2016 entre l’Algérie et la France, portant sur le regroupement des cimetières chrétiens. La finalité serait, une meilleure protection.Il est bien malheureux de constater que comme il a été décrété d’un commun accord, les ossements des sépultures des cimetières chrétiens à l’image de celui de Staoueli (Alger) créé en 1862, dont les caveaux et les tombes sont dans un état lamentable après leur profanation, voire leur destruction, ont été regroupés dans l’ossuaire du cimetière Mont d’Or d’El Biar.

Comme montré par la photo ci-dessous, le mur de ce cimetièrea été démoli avec extrême promptitude, pour faire croire à la nécessité de l’élargissement d’un petit chemin goudronné, alors qu’il n’est fréquenté que par de rares piétons riverains et de jeunes collégiennes et collégiens qui viennent « roucouler » près des tombes loin des regards inquisiteurs, ou pour fumer un joint sans être dérangés. De surcroît, ce chemin finit sa course en cul de sac, 20m après la limite de ce cimetière. Bizarre n’est-ce pas que de vouloir concrétiser à la va-vite et presque en catimini, ce projet dont la population n’a reçu aucune information ne serait-ce que par une plaque accrochée à un arbre et rappelant les travaux en cours de réalisation !

En cettepériode de fortes précipitations, la priorité n’aurait pas été plutôt, celle de procéder au curage des avaloirs non correctement et périodiquement entretenus, faisant de la ville de Staoueli jadis si coquette, un véritable bourbier que traversent pourtant de nombreux étrangers pour se rendre àl’hôtel Sheraton ! Bienheureux encore que ce cimetière dépouillé de son mur, ne soit pas visible à partir du circuit habituellement emprunté par lestouristes étrangers ! Autrement, cela aurait-été pour tout un peuple, une grande H’chouma ! Tout cela fait naître inévitablement une légitime atmosphère de suspicion chez nos concitoyens

habitués à être les témoins passifs, sans voix ni réactions face à ces innombrables actes de spoliations et de prédations de terres agricoles, de ces dizaines de fermes pilotes et ces centaines d’infrastructures, d’espaces verts, de forêts récréatives périurbaines et de friches industrielles appelé bizarrement, actifs dormants comme s’il s’agissait là, d’un bien vacant sans aucune valeur marchande et comme si, l’État en propriétaire, n’était nullement concerné par sa préservation pour les générations futures.

Ce que nous avons fini par comprendre, c’est que dans une course effrénée pour le gain immédiat, l’enrichissement d’une « faune » de prédateurs qui ont leurs appuis auprès de certains grands commis de l’État, tout est à négocier et à prendre ! N’est-ce pas que dans ce cas précis, la hâte manifestée à démolir le mur du cimetière pour élargir ce minuscule chemin en cette période de crise, où bon nombre de projets en cours de réalisation sont à l’arrêt, est de toute évidence, une décision inappropriée ! Mais qui se soucie de la parcimonie dans la dépense publique et de la rationalisation des choix budgétaires, l’instant passé de discours truffés de fausses et démagogiques déclarations quant à la gestion rigoureuse des deniers publics et de satisfécits de gouvernants et de décideurs sur notre capacité à nous en sortir, malgré l’état déplorable de la gouvernance de la chose publique qui a atteint un seuil de prédation inégalé partout ailleurs!

En réalité, les pouvoirs publics continuent d’agir comme si de rien n’était, dans la voie du gaspillage, de la gestion irrationnelle des patrimoines et biens, tant matériels qu’immatériels et de la gabegie sans changer quoique ce soit dans leurs modes et habitudes de gouvernance affectant lourdement et négativement le trésor et les deniers publics. Cette attitude est vérifiable par tout un chacun en tout lieu du territoire nationale que ce soit : au niveau de la gestion des réseaux d’éclairage public, bien que cela a nécessité tout un séminaire où furent « sermonnés » les élus locaux et où des promesses ont été faites quant au développement de l’énergie solaire et au développement de nouveaux systèmes d’éclairage plus économiques, de la valse à trois temps des trottoirs (faits, défaits et refaits), des espaces verts non entretenus après avoir donné l’illusion d’un éphémère et furtif bien-être retrouvé, à l’occasion de visites officielles. « Chasse le naturel, il revient au galop » ! dit le proverbe.

Dans la précipitation manifestée à vouloir élargir le chemin sans intérêt apparent, sinon que de créer une situation de fait accompli et de non retour, l’on risque d’assister impuissant à la disparition d’une vingtaine de séculaires arbres de pin maritime datant de la période coloniale, ce qui équivaut à un crime économique et écologique préjudiciable pour la collectivité et à une perte inestimable, de cet écrin de verdure qui donne un charme fou à ce lieu de quiétude que ses promoteurs ont su bien choisir, par déférence et grand respect à leurs morts. Allez-y voir monsieur le Wali et prenez s’il vous plaît des mesures à hauteur de vos fonctions et de votre qualité de dépositaire de l’autorité publique, si des fois vous n’avez pas été correctement informé sur cette question qui risque de porter préjudice à l’intégrité de commis de l’État qui n’auront plus cette latitude de dire : « Je ne savais pas » !

Oui ! Il n’est pas possible que le pays initiateur de la « journée mondiale du vivre ensemble en paix » puisse permettre que pareil outrage soit commis en ce lieu sacré au nom de l’autorité publique ! Alors ! La seule chose à faire sur ce site par les collectivités locales après avoir pris soin de préserver comme la prunelle de leurs yeux, son écrin de verdure, est de toute évidence, la réalisation d’un « jardin école » ou tout autre projet similaire dédié à nos enfants qui doivent apprendre à s’ouvrir au Monde dans le respect et la tolérance, après que leurs ainés oisifs n’avaient comme autre préoccupation que, la profanation les tombes des autres !

Et puis ! À bien y réfléchir, nous qui pensions que notre avenir « de l’ère de l’après pétrole » serait en grande partie dans le développement du secteur du tourisme, n’est ce pas que la préservation des lieux de culte, des sites et monuments est à ce titre, un message fort à émettre en direction de ces touristes étrangers que nous souhaitons faire venir en grand nombre, comme souligné dans les dernières assises sur la Stratégie de développement du Tourisme et de l’Artisanat ? Chacun de nous est interpellé par rapport à cette question, personnes physiques et morales, structures en charge des secteurs de la culture, du culte, de l’environnement, de la protection de la nature, du mouvement associatif, afin de préserver cet écrin de verdure, image de carte postale, dont jouie la ville de Staoueli sur la côte Ouest d’Alger…

 

*Professeur

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Le noeud gordien algérien-M.Benchenane-B.Senouci

algerieLe noeud gordien algérien par Mustapha Benchenane * & Brahim Senouci ** L'idée de ce document est née d'un désir de mettre en commun les réflexions que nous inspirent les difficultés que doit affronter l'Algérie pour reprendre en main son destin.  Une incitation supplémentaire nous vient du constat que l'écrasante majorité des articles publiés dans la presse algérienne sont signés par une seule personne. Nous avons donc choisi d'écrire cette contribution à quatre mains et nous invitons celles et ceux qui le souhaitent à réagir à sa lecture, en la critiquant, en proposant des amendements, voire même à produire des textes complémentaires ou alternatifs.  MAIS ENTRONS DANS LE VIF DU SUJET…  Nous avons d'emblée choisi d'écarter les approches qui, bien qu'ayant fait la preuve de leur stérilité, continuent d'être utilisées. Ce sont :  La déploration : «halte aux pleureuses», avons-nous envie de dire. S'il y a bien un comique de répétition (qui a le mérite de provoquer le rire), il y a aussi en Algérie un tragique de répétition qui consiste à faire tourner en boucle la complainte collective qui monte du pays. Non seulement ce tragique n'a aucun mérite mais encore il contribue à plonger chaque jour un peu plus la société dans un état d'affliction permanent, propice à la démission.
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Nous vous proposons la lecture d'articles du Pr Mustapha Benchenane publiés dans diverses revues, en cliquant sur le lien suivant: 
Articles Pr Benchenane

   

REFLEXIONS

Tribune-Brahim Senouci : "En finir avec le terrorisme, c’est d’abord en finir avec tout ce qui peut contribuer à accréditer l’inégalité de fait entre les hommes."

L’année 2016 ne laissera guère de regrets. Entre le champ de ruines syrien, la descente vers l’abîme de la Libye, du Yémen, de l’Irak et le terrorisme daeshien, les motifs de réjouissance ne sont pas légion. Il y en a un, au moins, même si sa valeur est d’ordre symbolique. Il s’agit de la condamnation par le Conseil de Sécurité de l’ONU de la politique israélienne de colonisation du Territoire Palestinien. C’est tout ? A peu près, oui…

L’année qui vient sera-t-elle de nature à adoucir les meurtrissures de 2016 ? Rien n’est moins sûr. Il est même à craindre qu’elle vienne au contraire les amplifier, que le pire soit à venir…

Le terrorisme va continuer de prospérer, se nourrissant du désordre du monde et du retour à la surface des haines séculaires, celles qui, simplement assoupies, établissent un continuum entre le temps des croisades et celui des colonies. Un probable futur président de la République, catholique fervent, retrouve les accents de jadis pour fustiger le terrorisme islamique. Il fait ainsi mine d’oublier que les Islamiques, c’est-à-dire les musulmans, constituent les cibles privilégiées du terrorisme islamiste. Deux-cent mille Algériens ont trouvé la mort sous ses coups durant la décennie noire. Dans la même veine, ce personnage réduit le colonialisme à un simple échange culturel. Une opération Erasmus avant la lettre en somme…


 

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POINT DE VUE

DE L’HISTOIRE DE CE VIEIL ARBRE QUI SE PRENANT POUR

                UN CHÊNE MAJESTIEUX VIGOUREUX ET INDÉRACINABLE

                A POURTANT FINI PAR CHUTER !

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Abdelkader KHELIL*

Par une mauvaise saison et un jour fatal, après avoir régné très longtemps sur toute la « biomasse » de la « forêt Algérie » réduite aux seuls gazouillements de miniscules rouge gorges, de chardonnerets et un très petit nombre d’autres oiseaux qui peinent à élire domicile en ce biotope dont ont dit qu’il est devenu désormais paisible, le vieil arbre dominant a commencé il y a déjà quelques années, à montrer les premiers signes inquiétants de fatigue et de dégénérescence irréversibles. Il a de ce fait, perdu sa place et son rôle de vedette dans les conférences internationales sur l’environnement où celles, en rapport avec la désertification et le réchauffement climatique …

Difficilement perceptible, et alors que sa cime reste durablement plongée dans le brouillard d’une évanescence cachée et cliniquement bien encadrée, il a tout fait pour ruser et tromper son monde, en résistant aux coups de boutoirs qui lui étaient assénés par le « peuple de la forêt » qui ne voulait plus continuer à vivre à l’ombre de son feuillage funeste, fortement jauni et près de son tronc étiolé au point de faire plonger dans une atmosphère de décrépitude et de fragilité, tout l’écosystème forestier qu’il contrôlait. En vieil arbre malade se prenant à tort, pour un chêne au tronc majestueux et à la vigueur inégalée, il a considéré avec mépris, la tornade qui a fini au bout de plusieurs saisons à le faire tomber, aidée en cela, dans ses derniers soubresauts, par les haches et les scies d’un « bûcheron » robuste portant habit aux couleurs de la forêt, revigoré dans sa tâche par des cris : « Djeich … Chaab … Khawa ... Khawa … » scandés à gorges déployées chaque vendredi, depuis ce fameux et non moins historique, 22 février 2019 …


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