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تعازي  

لقد آلمنا نبأ وفاة أخينا العربي قديم ،من قدماء تلاميذ جمال الدين وحارس عام صابق, جمعية "عليم" تتقدم بتعازيها الخالصة  ،إنا لله وإنا إليه راجعون ، إن لله ماأخذ وله ماأعطى وكل شيء عنده بأجل مسمى ، نرجو الله أن يغفر له ، وأن يسكنه فسيح جناته .

   

RENCONTRE SUR L'ENGAGEMENT DES ETUDIANTS ET DES ENSEIGNANTS DANS LA GUERRE DE LIBÉRATION - animée par M. HADJAIL Belkacem

Détails

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Le 19 mai 1956 reste une date importante dans la guerre de libération nationale. Elle est le début d’une action spectaculaire de résistance contre le pouvoir colonial. Cette action est la grève des étudiants algériens en réponse à l’appel de l’UGEMA. L’appel demande aussi à rejoindre les rangs de l’ALN. Après l’indépendance, cette date est choisie comme » journée de l’étudiant « en hommage à cet engagement de la jeunesse estudiantine dans le combat libérateur. Vue la proximité de cet anniversaire, notre association est heureuse d’accueillir ce 30 avril 2019 M. HADJAIL Belkacem pour animer une journée sur l’engagement des étudiants et des enseignants dans la guerre de libération, en particulier ceux de la région de Mascara. Ce thème est le sujet d’un livre qu’il vient de terminer et dont il cède les droits à notre association AALYM. Ce geste révèle sa proximité, son amitié et sa confiance dans l’association dont il fait partie qu’il en soit remercié.

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 La rencontre s’est déroulée au lycée de filles Mahieddine Ben Mostefa Errachidi, sur invitation de son Directeur M. MADOUN. L’association lui présente ses remerciements les plus chaleureux, sans oublier le personnel qui a veillé au bon déroulement de la rencontre.

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Après l’écoute de l’hymne national et de versets du Coran lus par le Cheikh Djelali, suivent des mots de bienvenue de M. le Directeur de l’établissement et de M. le Président de l’association le Dr Boucif. Le modérateur de la séance le Dr Bouchetara a commencé par tracer un tableau exhaustif du parcours professionnel et scientifique de M. Hadjail, avant de lui donner la parole pour nous exposer la vidéo qu’il a intitulé :  «  « Les étudiants et les professeurs qui ont rejoint les rangs de la glorieuse révolution » «  الطلبة و الأساتذة الذين التحقوا بصفوف ثورة التحرير المجيدة ». Cette vidéo sera disponible dans quelques jours sur notre site.

À l’issue de ce film, l’assistance et en particulier les élèves présentes a exprimé sa fierté, sa reconnaissance et son profond respect pour la lutte menée par leurs pères pour que leur pays vive dans la liberté et l’honneur. Une émouvante intervention du Moudjahed Bousefsaf Benaïr clôturera ce débat.   

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Avant la cérémonie de remise des droits du livre au Président de l’association AALYM, le modérateur a tenté de résumer le contenu du livre. L’auteur, au début de ce travail, décrit sur la base de documents de la puissance coloniale même, quel sort fut réservé à nos écoles, nos mosquées, nos zaouias et autres lieux de culte. Il montre par là la barbarie coloniale française en action. Rien n’a été épargné à la ville de l’Emir. Contrairement à une idée répandue par la colonisation, 80% de la population de Mascara savait lire et écrire. Ceci constituait un danger pour l’occupant, il fallait donc détruire cette force pour appauvrir culturellement et matériellement le peuple pour lui faire l’aumône ensuite d’une instruction minimale qui lui permettrait d’exploiter cette frange instruite dans les différents services de l’administration coloniale. Un bilan exhaustif est ensuite dressé de la situation de l’école à Mascara mise en place par l’occupant. Le Pr HADJAIL montre bien les réticences et les difficultés pour la construction d’école et pour la scolarisation des enfants algériens. Tout était conçu pour favoriser l’instruction des enfants français. L’enseignement de la langue arabe a été réduit au strict minimum. Elle était même absente des programmes de l’école primaire. C’est plus tard que des médersas furent créées pour former des fonctionnaires sachant le français et l’arabe pour les besoins de l’administration. L’auteur ne manque pas de décrire, à côté de ce sombre tableau, la déliquescence et la paupérisation de la population algérienne. Pour l’auteur cet état d’injustice et d’oppression ne pouvait qu’aboutir au soulèvement de ce peuple fier et attaché de tout temps à sa liberté. C’est ainsi qu’est décrite la situation politique qui prévalait à Mascara avant le 1er novembre 1954 et l’activité secrète qui en découlait. Il relate ensuite comment est vécu ce 1er novembre dans la région.

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L’auteur s’attaque ensuite à la description du mouvement estudiantin algérien en Algérie et en France. Il trace son historique depuis le début du siècle avec statistique à l’appui. Il rappelle avec quel enthousiasme s’est fait l’engagement des étudiants avec la création de l’UGEMA et ses appels à la lutte politique, comme la grève de 1956 fortement suivie à Mascara, et l’appel à prendre les armes et rejoindre le maquis. Après la dissolution de l’UGEMA le 27 janvier 1958, la lutte a continué dans la clandestinité. Cet esprit de résistance de la jeunesse instruite de notre région n’est pas étranger à la longue tradition de lutte de ses ancêtres. Déjà en 1792 la jeunesse d’alors avait constitué le fer de lance de l’armée qui devait libérer Oran du joug espagnol : « Djeich Tolba » est aujourd’hui dans toutes les mémoires.
Dés la proclamation du 1er novembre et même avant, Mascara avec ses cellules FLN entre de plain-pied dans la révolution. L’auteur nous relate avec de nombreux détails toutes les péripéties des actions menées pendant cette période avec ses conséquences d’arrestations, de condamnations et de prison. Ceci a été le lot quotidien de ceux jeunes ou moins jeunes, cultivés ou non, jusqu’à la libération en 1962.
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Le défi qu’a voulu relever le Pr HADJAIL est de nous faire le récit de l’engagement dans la lutte de libération du groupe de lycéens et lycéennes depuis les bancs de l’école jusqu’à la victoire finale. Son récit s’appuie sur les rares documents écrits disponibles, mais surtout sur les témoignages de ceux qui ont été les acteurs de cet engagement. L’auteur nous raconte l’extraordinaire aventure du groupe d’élèves et d’enseignants choisis pour rejoindre le centre de formation des cadres au Maroc. Après plusieurs mois de formation dans le plus grand secret, ils constitueront dès la formation du GPRA les cadres du MALG sous la conduite de A. Boussouf. Le parcours de chaque élément du groupe, garçons et filles, est minutieusement décrit. Plusieurs d’entre eux ont eu un destin différent. Nombreux sont tombés au champ d’honneur. Les autres ont servi ou servent encore leur pays. À la fin du livre M. Hadjail le dédie à tous ceux qui se sont engagés dans la lutte de libération au péril de leur vie.

Cette journée est clôturée par des chants patriotiques exécutés par la chorale du lycée.
Dr BOUCHETARA